Le Bouard Avocats, cabinet d'avocats en droit du travail à Versailles. Élus du CSE, délégués syndicaux, candidats aux élections : la rupture du contrat d’un salarié protégé suppose l’autorisation de l’inspection du travail. Nous accompagnons employeurs et représentants du personnel.
Notre accompagnement
Les représentants du personnel bénéficient d’une protection contre le licenciement pour pouvoir exercer librement leur mandat. Toute rupture de leur contrat à l’initiative de l’employeur, et même une rupture conventionnelle, est soumise au contrôle préalable de l’inspection du travail.
Employeurs
Vérification du statut : nature du mandat, dates et durée de la protection.
Procédure : entretien préalable, consultation du CSE lorsqu’elle est requise, demande d’autorisation motivée et enquête contradictoire.
Recours : recours hiérarchique ou contentieux en cas de refus d’autorisation.
Représentants du personnel
Préparation de l’enquête : arguments et pièces à présenter à l’inspecteur du travail, recherche d’un lien avec le mandat.
Contestation : recours contre une autorisation de licenciement.
Violation du statut : action en nullité d’une rupture intervenue sans autorisation, réintégration et indemnisation.
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Important — Le cabinet ne prend pas en charge : les demandes relevant de l'aide juridictionnelle, les dossiers concernant le personnel de la fonction publique, ni les situations impliquant des stagiaires ou alternants. Nous vous remercions de votre compréhension.
1977
Année de fondation du cabinet
Depuis 1977, nous défendons les intérêts des employeurs et des salariés en droit du travail.
150+
Procédures de licenciement par an
Notre équipe traite chaque année plus de 150 dossiers de licenciement, assurant un accompagnement sur-mesure et sécurisé.
9000+
9 000 clients et 15 000 dossiers
Depuis sa création, Le Bouard Avocats a représenté plus de 9 000 clients pour plus de 15 000 dossiers en droit du travail et droit social.
Le cadre légal
Le statut protecteur s’ajoute aux règles habituelles du licenciement. Son non-respect entraîne la nullité de la rupture.
Élus du CSE
Membres titulaires et suppléants du CSE et représentants syndicaux au CSE : protection pendant le mandat et pendant les 6 mois qui suivent son expiration.
Délégués syndicaux
Protection pendant le mandat et, sous condition de durée d’exercice, pendant les 12 mois suivant sa cessation. D’autres mandats, internes ou extérieurs à l’entreprise (conseiller du salarié, conseiller prud’homme), ouvrent aussi droit à protection.
Candidats
Les candidats aux élections professionnelles sont protégés pendant 6 mois, ainsi que, sous conditions, les salariés qui ont demandé l’organisation des élections.
Sources : Code du travail, art. L. 2411-1 et s. ; service-public.fr (F37916).
Consultation et demande
Après l’entretien préalable, le CSE est consulté lorsque la loi l’exige, notamment pour les élus dans les entreprises d’au moins 50 salariés. L’employeur adresse ensuite une demande d’autorisation motivée à l’inspection du travail, dans des délais raccourcis en cas de mise à pied conservatoire.
Enquête et décision
L’inspecteur mène une enquête contradictoire et entend personnellement le salarié et l’employeur. Il vérifie notamment la réalité du motif et l’absence de lien avec le mandat, et se prononce dans un délai de 2 mois.
Sanction
Un licenciement prononcé sans autorisation est nul : le salarié peut demander sa réintégration et une indemnisation. La même autorisation est requise pour une rupture conventionnelle ou le transfert du contrat.
Sources : Code du travail, art. L. 2421-1 et s., R. 2421-1 et s. ; service-public.fr (F2406) ; travail-emploi.gouv.fr.
Procédure
À la procédure habituelle de licenciement s’ajoutent la consultation du CSE, dans les cas prévus par la loi, et l’autorisation de l’inspecteur du travail. Chaque étape conditionne la validité de la suivante.
1
Convocation à l’entretien préalable par lettre recommandée ou remise en main propre contre décharge. Une mise à pied conservatoire est possible en cas de faute grave.
2
L’employeur expose les motifs envisagés et recueille les explications du salarié, qui peut se faire assister.
3
Obligatoire notamment pour les membres élus du CSE dans les entreprises d’au moins 50 salariés. Le comité entend le salarié et rend un avis.
4
Demande motivée adressée à l’inspection du travail, dans des délais raccourcis en cas de mise à pied : 8 jours, ou 48 heures après la consultation du CSE lorsqu’elle est requise.
5
L’inspecteur entend personnellement le salarié et l’employeur, puis se prononce dans un délai de 2 mois par une décision motivée.
6
Le licenciement ne peut être notifié qu’après l’autorisation. En cas de refus, le contrat se poursuit et la mise à pied est annulée.
Sources : Code du travail, art. L. 2421-1 et s., R. 2421-1 et s. ; service-public.fr (F2406).
Recours et sanctions
Recours hiérarchique
L’employeur ou le salarié peut former un recours auprès du ministre du Travail dans un délai de 2 mois. Le silence gardé pendant 4 mois vaut rejet.
Recours contentieux
La décision peut être contestée devant le tribunal administratif dans un délai de 2 mois, directement ou après le recours hiérarchique.
Annulation de l’autorisation
Si l’autorisation est annulée, le salarié peut demander sa réintégration dans les 2 mois suivant la notification de la décision d’annulation, et obtenir une indemnité réparant le préjudice subi.
Sources : Code du travail, art. L. 2422-1 et s., R. 2422-1 ; service-public.fr.
Réintégration
Le salarié peut demander à être réintégré dans son emploi ou un emploi équivalent.
Indemnité pour violation du statut
S’il ne demande pas sa réintégration, il a droit à une indemnité égale à la rémunération qu’il aurait perçue jusqu’à la fin de sa période de protection, dans la limite de 30 mois de salaire selon la Cour de cassation.
Autres indemnités et sanction pénale
S’y ajoutent les indemnités de rupture et une indemnité pour licenciement nul. Le non-respect du statut protecteur peut en outre constituer un délit d’entrave.
Sources : Code du travail, art. L. 1235-3-1, L. 2432-1 ; Cass. soc., 15 avril 2015, n° 13-24.182.
Cas particuliers
Elle est soumise à l’autorisation de l’inspecteur du travail, après consultation du CSE lorsque la loi l’exige, au lieu de l’homologation classique.
Le transfert partiel d’entreprise emportant transfert du contrat d’un salarié protégé suppose aussi une autorisation administrative.
La rupture anticipée d’un CDD ou le non-renouvellement d’un CDD comportant une clause de renouvellement nécessite, dans certains cas, l’intervention de l’inspecteur du travail.
Même dans le cadre d’un PSE, chaque salarié protégé fait l’objet d’une demande individuelle d’autorisation. L’inspecteur vérifie notamment le motif et les efforts de reclassement.
Le licenciement pour inaptitude d’un salarié protégé requiert également l’autorisation, après vérification de la recherche de reclassement.
L’autorisation reste requise pour des faits commis pendant la période de protection, même si la procédure est engagée après son expiration.
Sources : Code du travail, art. L. 1237-15, L. 2412-1 et s., L. 2414-1 ; travail-emploi.gouv.fr.
FAQ
Notre cabinet vous accompagne, que vous soyez employeur ou salarié, pour comprendre vos droits et obligations, et sécuriser la procédure de licenciement. N’hésitez pas à nous contacter pour une consultation personnalisée.