Intervention Versailles, Yvelines, Île-de-France
CABINET d'avocats depuis 1977
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Avocat négociation collective et accords d'entreprise

Le Bouard Avocats, cabinet d'avocats en droit du travail à Versailles. Temps de travail, rémunération, télétravail, égalité professionnelle : nous accompagnons les entreprises dans la négociation et la rédaction de leurs accords d’entreprise, avec ou sans délégué syndical.

Notre accompagnement

Faire de l’accord d’entreprise un levier de gestion

Depuis les ordonnances de 2017, l’accord d’entreprise prime sur l’accord de branche dans de nombreux domaines. Bien négocié, il permet d’adapter les règles aux besoins de l’entreprise. Mal rédigé, il expose à des contentieux.

Employeurs

Préparer et conduire la négociation

Stratégie : identification des thèmes à négocier, articulation avec la convention collective et choix des interlocuteurs.

Rédaction : accords sur le temps de travail et les forfaits jours, le télétravail, l’épargne salariale, l’égalité professionnelle ou la gestion des emplois et des parcours professionnels.

Sécurisation : règles de validité, organisation d’un référendum, dépôt et publicité de l’accord.

Sans délégué syndical

Négocier dans les PME

Moins de 11 salariés : l’employeur peut soumettre un projet d’accord à l’approbation du personnel.

De 11 à 49 salariés : négociation avec un salarié mandaté ou un membre du CSE, selon des conditions précises.

50 salariés et plus : négociation prioritaire avec des élus mandatés, puis avec des élus non mandatés ou des salariés mandatés.

Rendez-vous en ligne

Un échange de 30 min ou 1h avec un avocat en droit du travail, au créneau de votre choix.

Simplifiez vos démarches : prenez rendez-vous avec un avocat en droit du travail

Votre rendez-vous, étape par étape :

  1. Choisissez votre créneau : sélectionnez la date et l'heure qui vous conviennent dans le calendrier.
  2. Décrivez votre situation : un court résumé de votre cas pour que l'avocat prépare l'échange.
  3. Ajoutez vos documents (facultatif) : transmettez les pièces utiles de votre dossier si besoin.

Simple, rapide et 100 % en ligne — paiement sécurisé.

Le jour J, en 30 min ou 1h, l'avocat répond à toutes vos questions, analyse votre situation et vous donne ses premiers conseils.

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Plus de 10 ans d'accompagnement en droit du travail à Versailles
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Important — Le cabinet ne prend pas en charge : les demandes relevant de l'aide juridictionnelle, les dossiers concernant le personnel de la fonction publique, ni les situations impliquant des stagiaires ou alternants. Nous vous remercions de votre compréhension.

Le Bouard avocats en quelques chiffres depuis sa création en 1977

1977

Année de fondation du cabinet

Depuis 1977, nous défendons les intérêts des employeurs et des salariés en droit du travail.

150+

Procédures de licenciement par an

Notre équipe traite chaque année plus de 150 dossiers de licenciement, assurant un accompagnement sur-mesure et sécurisé.

9000+

9 000 clients et 15 000 dossiers

Depuis sa création, Le Bouard Avocats a représenté plus de 9 000 clients pour plus de 15 000 dossiers en droit du travail et droit social.

Le cadre légal

Validité d’un accord et négociations obligatoires

Les règles de conclusion d’un accord dépendent de la présence de délégués syndicaux et de l’effectif de l’entreprise.

Validité

Quand un accord d’entreprise est-il valable ?

Accord majoritaire

En présence de délégués syndicaux, l’accord doit être signé par des organisations syndicales représentatives ayant recueilli plus de 50 % des suffrages exprimés en faveur des organisations représentatives au premier tour des dernières élections du CSE.

Accord validé par référendum

Si les signataires ont recueilli plus de 30 % de ces suffrages, l’accord peut être approuvé par les salariés à la majorité des suffrages exprimés, à la demande d’un syndicat signataire dans le mois suivant la signature.

Très petites entreprises

Dans les entreprises de moins de 11 salariés dépourvues de délégué syndical, le projet d’accord proposé par l’employeur doit être approuvé à la majorité des deux tiers du personnel.

Sources : Code du travail, art. L. 2232-12, L. 2232-21 et s. ; DREETS (guides de la négociation collective).

Obligations

Les négociations obligatoires

Rémunération et temps de travail

Dans les entreprises où sont constituées des sections syndicales, l’employeur engage périodiquement une négociation sur la rémunération, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée.

Égalité et qualité de vie

Une négociation périodique porte aussi sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie et des conditions de travail.

Emplois et parcours

Dans les entreprises d’au moins 300 salariés, la gestion des emplois et des parcours professionnels fait également l’objet d’une négociation périodique. Un accord de méthode peut adapter le calendrier et le contenu de ces négociations.

Sources : Code du travail, art. L. 2242-1 et s.

Articulation des normes

Les niveaux de négociation et la place de l’accord d’entreprise

La négociation collective se déroule à trois niveaux : interprofessionnel, branche professionnelle et entreprise. Depuis 2017, le Code du travail organise leur articulation en trois blocs de matières.

Bloc 1 : la branche prime

Dans certaines matières (salaires minima hiérarchiques, classifications, garanties collectives de protection sociale complémentaire, égalité professionnelle, certaines règles sur la durée du travail et les contrats courts…), l’accord d’entreprise ne s’applique que s’il assure des garanties au moins équivalentes.

Bloc 2 : la branche peut verrouiller

Pour quelques thèmes (prévention des risques professionnels, insertion des travailleurs handicapés, carrière des délégués syndicaux, primes pour travaux dangereux ou insalubres), la branche peut interdire à l’accord d’entreprise de déroger à ses stipulations.

Bloc 3 : l’entreprise prime

Dans toutes les autres matières, l’accord d’entreprise prévaut sur l’accord de branche, qu’il ait été conclu avant ou après celui-ci. C’est un levier important d’adaptation des règles aux besoins de l’entreprise.

Sources : Code du travail, art. L. 2253-1 à L. 2253-3.

Accord de performance collective

L’accord de performance collective (APC)

Principe

Adapter l’organisation par accord collectif

Objectifs

Pour répondre aux nécessités liées au fonctionnement de l’entreprise ou pour préserver ou développer l’emploi, un accord d’entreprise peut aménager la durée du travail, la rémunération (dans le respect des salaires minima hiérarchiques) et les conditions de mobilité professionnelle ou géographique.

Primauté sur le contrat

Les stipulations de l’accord se substituent de plein droit aux clauses contraires et incompatibles du contrat de travail. L’accord définit ses objectifs dans son préambule et peut prévoir des mesures d’accompagnement.

Information des salariés

L’employeur informe les salariés de l’existence et du contenu de l’accord, ainsi que de leur droit de l’accepter ou de le refuser, par tout moyen conférant date certaine et précise.

Source : Code du travail, art. L. 2254-2.

Refus

Que se passe-t-il si le salarié refuse ?

Délai d’un mois

Le salarié dispose d’un mois pour faire connaître son refus par écrit. L’employeur dispose ensuite de 2 mois pour engager une procédure de licenciement.

Motif spécifique

Le licenciement repose sur un motif spécifique, distinct du motif économique, et suit la procédure du licenciement pour motif personnel. La Cour de cassation a jugé, le 10 septembre 2025, que le juge conserve le pouvoir d’apprécier la justification de ce licenciement.

Droits du salarié

Le salarié licencié perçoit les indemnités de licenciement, peut bénéficier de l’assurance chômage et voit son compte personnel de formation abondé d’au moins 3 000 € par l’employeur.

Sources : Code du travail, art. L. 2254-2, R. 6323-3-2 ; service-public.fr (F31602) ; code.travail.gouv.fr.

Vie de l’accord

Durée, révision, dénonciation et calendrier des négociations

Durée

L’accord fixe sa durée. À défaut, elle est de 5 ans et l’accord cesse de produire ses effets à son terme. Il peut aussi être conclu pour une durée indéterminée.

Révision

L’accord peut être révisé par avenant, conclu selon les mêmes règles de validité, à l’initiative des parties habilitées par la loi.

Dénonciation

Un accord à durée indéterminée peut être dénoncé avec un préavis, en principe de 3 mois. Il continue de produire effet jusqu’à l’entrée en vigueur d’un accord de substitution ou, à défaut, pendant un an après le préavis. Les salariés conservent alors une rémunération au moins égale à celle des 12 derniers mois.

Négociations périodiques

Un accord de méthode peut adapter le contenu et la périodicité des négociations obligatoires, dans la limite de 4 ans. À défaut, les dispositions légales supplétives s’appliquent.

Dépôt et publicité

L’accord est déposé sur la plateforme de téléprocédure du ministère du Travail et remis au greffe du conseil de prud’hommes, puis publié dans une base nationale, sous réserve des parties occultées.

Contestation

L’action en nullité de tout ou partie d’un accord collectif doit, en principe, être engagée dans un délai de 2 mois à compter de sa notification ou de sa publication.

Sources : Code du travail, art. L. 2222-4, L. 2231-5-1, L. 2242-11, L. 2261-7-1, L. 2261-9, L. 2261-10, L. 2261-13, L. 2262-14.

FAQ

Questions fréquentes sur les accords d’entreprise

Un accord d’entreprise peut-il être moins favorable que l’accord de branche ?
Dans de nombreux domaines, oui : l’accord d’entreprise prime sur l’accord de branche. Dans certaines matières réservées à la branche (par exemple les salaires minima hiérarchiques ou les classifications), l’accord d’entreprise ne peut prévoir que des garanties au moins équivalentes.
Peut-on conclure un accord sans délégué syndical ?
Oui. Selon l’effectif, l’employeur peut négocier avec des membres du CSE, des salariés mandatés par un syndicat ou, dans les plus petites entreprises, soumettre directement un projet à l’approbation du personnel.
Combien de temps dure un accord d’entreprise ?
L’accord fixe sa durée. À défaut de stipulation, il est conclu pour 5 ans. Il peut aussi être conclu pour une durée indéterminée et, dans ce cas, être dénoncé selon les règles prévues.
Un accord doit-il être déposé ?
Oui. L’accord est déposé sur la plateforme de téléprocédure du ministère du Travail et au greffe du conseil de prud’hommes, puis rendu public dans une base de données nationale, sous réserve des parties que les signataires décident de ne pas publier.
Un salarié peut-il refuser un accord de performance collective ?
Oui, dans le délai d’un mois suivant l’information délivrée par l’employeur. Ce refus peut toutefois conduire à un licenciement pour motif spécifique, engagé dans les 2 mois, avec un abondement du compte personnel de formation d’au moins 3 000 €.
Peut-on contester un accord d’entreprise ?
Oui. Une action en nullité peut être engagée, en principe dans un délai de 2 mois à compter de la notification de l’accord aux organisations disposant d’une section syndicale ou de sa publication pour les autres. Un salarié peut également, à l’occasion d’un litige individuel, invoquer l’illégalité d’une clause.

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